La Bolivie, troisième étape de notre tour du monde, est un pays rempli de possibilitiés. De la découverte de paysages désertiques, aux iles du lac Titicaca et en passant par les hauts sommets, tous les jours sont différents !

 

L’Isla del Sol

Après avoir passé la frontière, nous arrivons à Copacabana. Petite ville côtière très touristique, nous y prenons directement le bateau (2h, 20B.) pour aller sur l’Isla del Sol. Nous débarquons au nord de l’île à Challapampa avec l’idée d’y planter notre tente. Le camping, c’est la plage, ce n’est donc pas génial pour laisser ses affaires la journée. Nous décidons donc de prendre une petite chambre d’hôtes pour deux nuits à l’Hostal Cultural et ainsi d’avoir le temps de se promener. Le soir, nous admirons le coucher de soleil sur le lac et les montagnes enneigées au loin depuis la pointe nord de l’île. Le lendemain, nous passons une journée entière à faire le tour de l’île : les paysages sont superbes et on croise très peu de touristes ! Il faut absolument y gouter les truchas (truites) qui y sont délicieuses. Le seul gros inconvénient de l’île sont les boletos. En effet, il faut payer une entrée au nord (15B.), au centre (15B.) et au sud de l’ile (15B.), ce qui donne l’impression de devoir sortir son portefeuille tous les 5km.

 

La Paz

Ceux qui nous connaissent un peu savent que nous ne sommes pas très fan des villes, mais La Paz est notre base pour plusieurs activités (ascension du Huayna Potosi, Descente de la Mort en VTT) donc nous y passons quelques jours. La ville est située dans une cuvette entre 3600m et 4000m d’altitude, ce qui fait que les rues sont fort en pente, et les voitures qui les montent polluent énormément. Nous avons un peu été nous promener et avons bien aimé le quartier Sagarnaga-Linares ; nous y trouvons toutes les agences et toutes les échoppes souvenirs, (connue sous le nom du marché des sorcières). Les hôtels sont chers pour ce qu’ils valent. Le reste de la ville ne nous laisse pas vraiment de souvenir impérissable et nous sommes à chaque fois très heureux de quitter cette ville. Par contre, on y trouve de très bonnes pizzas au feu de bois (Mozzarella, calle Illampu).

 

L’ascension du Huayna Potosi

Nous souhaitions vraiment réaliser une ascension de 6000m, le Huayna Potosi était le meilleur choix pour nous car il y a une partie alpinisme et qu’il n’est pas trop difficile. Nous avons décidé de le faire en trois jours avec l’agence « Inca Land Tours » (1000B.). Le premier jour était dédié à la préparation : nous avons reçu et préparé notre équipement le matin, avant d’aller en voiture jusqu’au camp de base, situé à 4700m. Nous y avons mangé un bon repas de midi et bu beaucoup de Maté de Coca avant de partir s’entrainer sur le glacier. Les quelques bases d’alpinisme que nous avions sont revenues au galop ! Le deuxième jour, nous avons été nous promener le matin pour mieux s’acclimater à l’altitude avant de rentrer manger puis de faire les 2 heures de montée afin d’atteindre le camp d’altitude (5125m) : une marche courte, mais bien crevante avec les gros sacs sur le dos. L’ambiance dans les deux refuges est super agréable, tout le monde discute ou tape la carte autour d’un délicieux maté de coca. A 17h, nous allons tous dormir car le réveil est à 23h30. Réveil difficile, mais rapide car une petite heure plus tard, nous commençons l’ascension aux lueurs de notre lampe frontale. Notre cordée est composée du guide, Théo, de Nathalie et puis de Guillaume.

La montée prend 5 heures, avec des moments difficiles et fatigants. Il y a un mur à franchir, ainsi qu’un passage sur roche où nous y laissons quelques plumes. A 6h, l’arrivée au sommet est exceptionnelle : le soleil se lève doucement sur un paysage blanc ! La descente se fait bien plus rapidement, en 2 heures nous sommes au camp d’altitude, complètements crevés ! Il faut une petite heure pour redescendre au camp de base avant de reprendre la voiture pour la Paz où nous dormons toute l’après-midi.

Vous trouverez ici, un article bien plus détaillé de cette aventure !

 

Le Parc National de Sajama

Le Parc National de Sajama se situe au sud de La Paz, il est compliqué d’accès et très peu touristique, c’est donc idéal pour nous qui cherchions à quitter le brouhaha et la pollution de La Paz. Pour s’y rendre, il faut prendre un premier bus et demander au chauffeur de s’arrêter en chemin près de la ville de Patacamaya (2h, 20B.), il faut surveiller la route car notre chauffeur avait oublié de s’arrêter. De Patacamaya, il y a un collectivo par jour (6h, 30B.), qui part quand il est rempli (en généralement vers 12h-13h). Nous nous retrouvons dans de grandes étendues désertiques, entourés de centaines de lamas, de volcans, de geysers, de sources d’eau chaude (30B.), etc. Nous passons deux journées entières à nous promener, sans croiser plus de dix personnes. Il y règne un calme mortel et il n’y a que très peu d’activités à y faire pour le prix qu’on paie (100B. l’entrée).

 

La descente de la mort

La fameuse Death Road ! Il s’agit d’une route proche de La Paz qui est réputée la route la plus mortelle du monde. Des camions et des bus empruntaient cette route très très étroite et à flanc de montagne, avec régulièrement un précipice de plusieurs centaines de mètres, ce qui fait qu’il y a eu énormément d’accidents. Aujourd’hui, une nouvelle route a été construite et l’ancienne sert principalement à des descentes en VTT pour les touristes, très peu de voitures y passent encore. A La Paz, nous avions rejoint des amis pour former un groupe de 7 belgo-français et nous avons pris le temps de trouver une bonne agence (X-Treme Downhill, 370B.). Nous voilà donc le matin, sur-équipés pour effecteur les 64 km de descente ! La première partie commence à 4700m et est sur béton, la deuxième est sur un chemin et termine à 1500m ! La journée était géniale, la descente magnifique, et pas un seul moment on ne s’est sentis en danger (un vélo, c’est bien plus petit qu’un camion et heureusement !)

 

Le Parc National de Torotoro

Nous n’avions pas beaucoup d’attentes pour le parc de Torotoro car nous n’en avions jamais entendu parler auparavant, mais ce parc national a été une véritable surprise ! On peut rejoindre le parc national à partir de la ville de Cochabamaba, avec un collectivo qui prend 6 heures (35B.) sur une route pavée assez désagréable. Une fois arrivés, on se trouve dans un tout petit village très convivial. Les visites du parc se font obligatoirement munies d’un permis (30B.) et avec un guide (max. 6 personnes). Vu que le prix des visites étant fixé par guide et selon le tour choisi, il faut donc former des groupes de 6 pour obtenir le meilleur prix/ personne. Le gros avantage de ce fonctionnement est que l’on fait plein de rencontres ! A peine arrivés, nous rencontrons une famille française avec qui nous discutons longuement, ils ont déjà fait le tour du parc et nous donnent plein de conseils pratiques. Nous rencontrons ensuite deux français et deux australiens avec qui nous planifions la journée du lendemain. Le premier jour, nous visitons Cuidad de Itas le matin, une série de petites cavernes et de points de vue sur la superbe vallée qui nous entoure, avec quelques peintures rupestres. L’après-midi nous faisons de la spéléologie dans la grotte Umajalanta, avec des passages très étroits, l’observations de stalactites, stalagmites, de micro-poissons, etc . C’est vraiment sympa ! Cependant, petite déception car ces deux visites étaient sensées durer toute la journée, mais nous avons eu un guide très rapide et qui expliquait le minimum, ce qui fait que nous sommes rentrés à 14h30 avec un goût de trop peu. Le soir nous entendons les échos d’un autre groupe et décidons de former un nouveau groupe pour le lendemain avec 4 français : Marie et Christophe restent avec nous et nous échangeons les australiens contre Alice et Romain. Le lendemain matin à l’ouverture du bureau des guides (7h30), nous insistons pour avoir un autre guide et partons avec Victor découvrir les fossiles marins, datant de 350 000 ans. Nous nous inventons paléontologues : il suffit de prendre une poignée de gravillons et d’ouvrir les yeux pour voir des petits fossiles ! L’après-midi, nous descendons dans le canyon de Vergel où nous retrouvons un climat sub-tropical. La superbe cascade est bien rafraîchissante et nous remontons le canyon pour rentrer vers le village, une très belle variante proposée par Victor pour seulement 100B. de plus. Nous y avons l’énorme chance de voir une dizaine de condors nous survoler ! Plusieurs fois pendant la journée, Victor nous montre des traces de dinosaures et des peintures rupestres, avec plein d’explications passionnantes. Nous rentrons vers 19h, très heureux de notre journée et beaucoup moins bêtes que la veille.

 

Sucre & Potosi

Sucre est la capitale administrative de Bolivie, elle possède le charme d’une ancienne ville coloniale. Nous y passons 2 jours à déambuler dans les rues, avec Marie, Christophe, Alice et Romain, 4 français rencontrés à Torotoro et avec qui nous avons décidé de faire un bout de chemin. Le fait d’être 6 nous permet de dégoter un chouette appart AirBnB (40B./pers.) et de s’y faire de bons repas, dont une bonne soirée crêpes bretonnes mémorable. Nous continuons ensemble pour Potosi où nous visitons la mine et la Casa de la Moneda. La visite de la mine a été organisée via l’hostel (80B.), et nous avons comme guide un ancien mineur qui lance tout juste son agence : nous sommes ses premiers clients et visitons une partie de la mine encore peu visitée. Il nous montre la mine et comment on y travaille, on y rencontre plusieurs groupes de mineurs avec qui nous discutons.

Nous leurs offrons quelques bâtons de dynamite, des feuilles de coca, de l’alcool,… et même un coup de main pour remplir un chariot avec quelques pelletés de minerai. On sent qu’on n’est pas habitués car la transpiration fait très rapidement son apparition. La visite prend 3 heures, souvent pliés en deux pour passer dans les couloirs étroits et nous laisse un bon souvenir, rempli d’humilité pour ses mineurs qui travaillent dur ! L’après-midi, nous allons visiter la Casa de la Moneda qui a joué un rôle très important pour les Espagnols car c’est là qu’était frappée une grande partie de leur monnaie pendant plusieurs siècles. La visite guidée dure 1h30 et est très intéressante malgré la guide qui tente d’accélérer les choses.

 

Tupiza

Bienvenue au Far-West bolivien !

Tupiza est une toute petite ville au sud de la Bolivie, perdue dans un paysage désertique qui fait fortement penser aux westerns, nous avions donc envie d’y passer pour faire nos cowboys ! Nous y restons 2 jours, ce qui est juste suffisant pour faire les ballades aux alentours. Il est possible de les faire à pied ou à cheval. Nous avons pris un tour organisé à cheval de trois heures (120B.), chapeau de cowboy et guêtres inclus, pour visiter El canyon del Inca : expérience très très chouette ! Le deuxième jour nous avons été faire une seconde promenade dans les environs jusqu’à La Torre. Un peu décevant pour le nombre de kilomètres parcouru (l’auto-stop au retour nous fit du bien).

 

Le Salar d’Uyuni et le Sud Lipez

Faire un tour dans le Salar d’Uyuni et le Sud Lipez est un incontournable de la Bolivie. Il est possible de le faire sans tour organisé mais très peu le font car c’est fort compliqué. Il existe différents tours, partant principalement d’Uyuni, de Tupiza et parfois de San Pedro de Atacama (Chili). La grande majorité des tours partent d’Uyuni et durent trois jours. L’avantage de partir de Tupiza est de faire le tour en sens inverse en quatre jours, mais cela coûte plus cher, on n’est que 4 dans le voiture (nous, nous voulions faire des rencontres) et il est difficile de terminer le tour au Chili. Ayant besoin de passer la frontière chilienne et étant déjà 6 personnes (la famille rencontrée à Torotoro : Gwen, Mathieu et leurs deux filles : Camille et Clémence), nous avons décidé de partir d’Uyuni avec l’agence Empexsa mais l’envie d’être un peu hors du circuit classique nous motive à prendre un tour de quatre jours (950B.) au lieu des trois jours classiques (750B.). Choix que nous ne regretterons à aucun moment par après.

Le premier jour, nous commençons à 9h30 pour être un peu en avance avec les autres groupes qui partent généralement vers 10h30 (la négociation vaut le coup !) et découvrons le cimetière de trains. Nous passons une vingtaine de minutes à prendre des photos diverses sur les vieilles locomotives rouillées puis nous partons vers Colchani à l’entrée du Salar, les Ojos de Sal puis l’hôtel de sel où nous dinons. C’est après que nous sortons du circuit classique pour traverser le Salar jusqu’au pied du volcan Tunupa (5432m). Nous y passons 2 bonnes heures à tenter de faire des photos de perspective avant d’observer un coucher de soleil magnifique mais glacial sur le volcan, la lagune et les flamands roses.

Le deuxième jour nous nous levons tôt pour observer le lever du soleil, toujours magnifique et glacial, avant de prendre le petit déjeuner puis de grimper le volcan jusqu’au mirador (30B.). En chemin nous nous arrêtons découvrir les Chullpas : une civilisation datant de 2000 ans AC qui a été surprise par une éruption volcanique : nous entrons dans une caverne où se trouvent les squelettes particulièrement bien conservés d’une famille avec le chef, l’épouse, les enfants et les grands-parents. Le fait de se trouver dans une caverne avec 7 cadavres est assez spécial. Le guide passionné nous explique plein de choses de manière passionnante. L’après-midi nous traversons le Salar, sans oublier les arrêts classiques à l’Isla Incahuasi (30B.) et puis pour une seconde séance photo « spécial Salar », cette fois-ci avec l’aide du guide qui sait exactement comment faire. Ce soir-là, nous avons la chance de dormir dans un hôtel de sel.

Le troisième jour nous commençons par faire les Cavernas Galaxias où nous sommes rattrapés par les autres groupes de touristes. Ensuite, nous nous dirigeons vers le parc national du Sud Lipez (150B.) en passant par 4 belles lagunes dont la Laguna Canapa et la Laguna Hedionda remplies de flamants roses ! A midi nous mangeons en compagnie d’un renard qui attend patiemment nos restes de viande puis nous continuons la route vers l’Arbol de Piedra. Nous arrivons vers 17h à la Laguna Colorada, toute de rouge, où il y a un grand vent qui nous donne un bon coup de froid. Le dernier jour le réveil est fixé à 4h pour aller jusqu’aux geysers Sol de Manana et y voir le lever du soleil à travers les fumeroles.

Les geysers sont très différents de ceux que l’on a vu auparavant Sajama : on voit de grandes colonnes de vapeur et l’eau y est loin d’être claire car on dirait le chaudron d’une sorcière. Après une courte baignade dans les sources chaudes Polques (6B.) et une pause près de la Laguna Verde (pas toujours verte mais avec un superbe reflet du volcan Licanbatur), notre guide nous dépose à la frontière chilienne où nous attend le transfert pour San Pedro de Atacama. Le passage de la frontière se fait sans soucis (tant qu’on ne transporte pas de fruits et légumes) et nous sommes tous bien heureux de retrouver des routes goudronnées.

 

>>> PHOTOS <<<