HUARAZ et le TREK de SANTA CRUZ

Arrivés avec deux jours de retard (dû à l’ouragan Mathew), nous sommes directement partis pour Huaraz, au nord, rejoindre deux amis, Pierre-Emile et Olivia, qui nous attendaient pour faire 4 jours de randonnée dans la Cordelière Blanche. La première belle surprise est la qualité des bus pour les trajets de longue distance, ils sont confortables et avec assez de place. Notre première journée à Huaraz est réservée à l’acclimation et à l’organisation logistique du trek. Nous avons un aperçu de la ville de Huaraz : ville d’altitude qui sert de départ à de nombreuses randonnées où il y a de nombreuses agences de voyage, plein de petits magasins et une place centrale très agréable. Nous sommes déjà vers 3000m d’altitude et il suffit de monter 20 marches pour le sentir.

Le trek de Santa Cruz est le trek le plus connu des environs. Beaucoup de monde le fait avec un guide et des ânes pour porter, mais il est tout à fait possible de le faire en autonomie. Nous avons préféré le faire par nous même, pour garder notre liberté et ne pas abuser des pauvres ânes (chaque année, plusieurs meurent d’épuisement car ils sont surchargés). Il ne faut pas oublier d’aller acheter le pass pour le Parc National del  Huascaràn (65 S.) avant le départ. img_0659

Premier jour, 5h du matin, nous prenons un collectivo (mini-bus) de Huaraz à Yungay (1h) puis un deuxième (3h) jusque Vaqueria (3700m), départ du trek, où nous arrivons vers 10h. On nous avait dit qu’il n’était pas nécessaire d’avoir de carte, que c’était bien indiqué, mais après s’être perdus on était très heureux d’avoir l’appli ‘maps.me’ pour nous remettre sur le bon chemin. Nous marchons dans la vallée qui est superbe. Après 6 heures de marche nous plantons la tente un peu après le camping Paria, vers 3900m. Première nuit difficile pour nous deux qui sommes moins acclimatés, l’altitude nous donne mal de tête et nous devons prendre un Diamox© et du Paracetamol© pour que cela passe. Une seule journée d’acclimatation à Huaraz n’a pas été suffisante. Pierre-Emile et Olivia qui y ont passé plusieurs jours en faisant des randonnées à la journée n’ont pas de soucis.

_dsc0897A 8h le lendemain matin, nous sommes en marche avec une montée régulière de 3 heures pour arriver au pied de la dernière falaise à gravier pour arriver au col de Punta Union.  Vers 13 heures, nous sommes au col de Punta Union, à 4750m, avec une vue superbe sur les vallées de chaque côté. On y voit les sommets enneigés un peu plus loin et la verdure dans le bas, vraiment superbe. La pluie nous rattrape donc on commence la descente de l’autre côté sur un chemin caillouteux qu’on finit par bien sentir dans les pieds et les genoux. A Taullipampa, après 8 heures de marche, nous plantons les tentes et cuisinons dedans, à l’abri de la pluie qui n’a pas l’air de vouloir s’arrêter.

Troisième jour de randonnée, commencée sous le soleil malgré quelques nuages menaçants. Nous décidons de ne pas faire le détour de 2h vers le lac Arhuaycocha mais de redescendre d’un trait dans la vallée. Toute la première partie de la descente et très agréable, elle descend légèrement en passant par un lac, en suivant la rivière et avec des vaches et des moutons en liberté. La dernière partie après le camping de Llamacorral (3760m), est beaucoup plus raide, sur des gravillons assez désagréables.

_dsc0916A 16h30, nous sommes à Cashapampa où nous reprenons un collectivo (conduit par un malade sur une route à flanc de montagne) vers Caraz. En trois jours, nous avons donc clôturé le trek de Santa Cruz. Sous un grand soleil, le faire en 4 jours en prenant le temps de s’arrêter au bord de la rivière est l’idéal. Avec la pluie, nous avons fait une journée de 6 heures et deux de 8 heures de marche et nous avons quand même bien profité des paysages. Un point important à noter est le sens dans lequel nous l’avons fait, en commençant par Vaqueria (3700m), car ceux qui commencent à Cashabamba (2900m) ont près de 1000m de dénivelé positif à faire en plus.

Après une journée de repos à Huaraz, nous retournons sur Lima pour visiter la capitale.

 

_dsc0941

LIMA

Lima est loin d’être la plus belle capitale du monde. Au premier regard, la ville est grise, chaotique, bruyante et sans grand intérêt. Nombreux sont les voyageurs qui ne prennent pas la peine de s’y arrêter et s’ils s’y arrêtent, c’est pour une courte durée. Nous avons passée deux jours à Lima sans avoir de réel coup de cœur pour cette ville, même si deux quartiers sont recommandés. Se promener aux alentours de la Plaza de Armas, dans le centre-ville, est très agréable, en particulier le long du quai car on y trouve une ambiance festive. Miraflores est un quartier plus riche que beaucoup visitent mais que nous avons mis de côté.

 

 

 

CUSCO, VALLÉE SACRÉE et MACHU PICCHU

Nous attendions avec impatiente d’arriver dans les territoires Incas et nous n’avons pas été déçus du tout. Il existe plusieurs façons de visiter la vallée sacrée et d’aller jusqu’au Machu Picchu, vous trouverez par ici un article détaillé sur les options avec leurs avantages et inconvénients.

Le premier jour à Cusco, nous avons été réserver nos places pour le Machu Picchu (128 S.), car elles sont limitées à 2500/jour. Il faut éviter de passer par des agences qui prennent des commissions et aller directement au bureau officiel. Nous avons un jeté un petit coup d’œil à la ville avant de s’organiser pour faire la vallée sacrée avant le MP.

img_0712C’est tôt le lendemain matin que nous avons pris un collectivo puis un taxi pour rejoindre Moray. Le site de Moray est impressionnant par sa forme et surtout par l’utilité qu’en avaient les Incas : des terrasses en cercles qui ont servi, probablement, comme lieu d’expérience. On pense que les Incas y cultivaient différentes variétés de plantes pour tester leur adaptation aux différentes altitudes car les différents cercles sont plus ou moins protégés du vent et donc ont des microclimats différents. C’est à pied et sur un petit agréable sentier à travers les champs que nous avons rejoint le joli village de Maras pour manger un bout avant de continuer la promenade, toujours en descente, vers les Salines de Maras_dsc0992.  Paysage assez particulier que de retrouver des centaines de salines en terrasses, à flanc de montagne. C’est une source d’eau saturée en chlorure de sodium qui permet, encore actuellement, de récolter le sel.

En fin de journée, nous rejoignons Ollantaytambo, une ville en plein milieu de la vallée sacrée qui possède des vestiges d’un Fort Inca, un des seuls où les Incas ont su mettre en déroute les conquistadors espagnols … pour un petit temps en tout cas. C’est un arrêt vraiment très chouette à faire pour une journée, même si on y voit beaucoup de touristes car c’est de là que partent de nombreux trains pour Aguas Calientes (le village au pied du Machu Picchu).

Ce n’est pas pour le train que nous avons opté, car très cher, mais pour un bus jusqu’à Hidroélectrica (5h) d’où il est possible de marcher le long des rails pour rejoindre Aguas Calientes. Le bus prend des routes très sinueuses, peu agréables et il faut beaucoup de temps mais la promenade de deux heures le long des rails en vaut la peine. _dsc1046Les rails suivent une rivière, passent au-dessus de cours d’eau et dans une forêt « tropicale », on peut de temps à autre apercevoir un bout du Machu Picchu avant d’arriver au village. Aguas Calientes, ou Machu Picchu Pueblo, est un village typique de montagne avec beaucoup d’échoppes et de restaurants. Tous les touristes qui vont au Machu Picchu y passent, mais étonnamment ce n’est pas surchargé. Quand nous y étions, la ville a été privée d’électricité toute l’après-midi et une partie de la soirée, ce qui n’a pas semblé étonner les locaux qui ont sorti leurs bougies et ce qui nous a rappelé que nous sommes loin de tout.

Vient maintenant une journée que nous avions attendue impatiemment : découvrir cette merveille du monde. Nous sommes partis à 5 heures du matin, pour monter à pied jusqu’à l’entrée du site qui ouvre à 6 heures, un moment privilégié avant le débarquement de régiments de touristes. Cette cité perdue au sommet d’une montagne, entourée d’autres montagnes nous a coupé le souffle._dsc0021 Les différentes parties sont assez bien conservées et donnent une bonne idée de la vie des Incas et surtout de leur intelligence. Nous avons passé plus de 8 heures sur le site, sans se lasser de la vue, avant de redescendre à regret vers Aguas Calientes.

Le retour se passe beaucoup plus vite que l’aller, après les deux heures de marche le long des rails, un des nombreux collectivos attendant à Hidroélectrica, propose de nous ramener à Cusco (40 S.).

La ville de Cusco a une atmosphère très agréable et nous y passons deux jours (avec PE et Olivia ainsi que 2 français, Arnaud et Anne) pour faire un peu le tour. Cette une ville remplie d’histoire avec de nombreux musées et églises, ainsi que des quartiers très agréables pou flâner.

 

AREQUIPA

Surnommée la ville blanche, Arequipa est la deuxième plus grande ville du Pérou après Lima. De nombreux bâtiments du centre-ville sont construits avec une pierre volcanique blanche, le « sillar », qui rend la ville très lumineuse.  Le centre est très actif, avec régulièrement des musiciens et des manifestations près de la Plaza de Armas. On y trouve beaucoup de musées et d’églises à visiter, dont un monastère immanquable : Monasterio de Santa Catalina. _dsc0183Ce monastère est en quelque sorte un petit village dans la ville dont les murs sont peints en orange, bleu ou ocre, ce qui donne un cadre magnifique.

C’est à Arequipa que nous avons testé un « Free Walking Tour ». Ce sont des visites disponibles dans de nombreuses villes et qui sont basées uniquement sur les Tips, cela se trouve assez facilement dans les hostels. Nous étions un groupe de 6 touristes avec un guide natif d’Arequipa qui nous a emmenés pour 3 heures aux quatre coins d’Arequipa tout en donnant de nombreuses explications sur l’histoire de la ville. C’est vraiment une expérience que nous recommandons.

Pour conclure, nous avons été très impressionnés par la ville d’Arequipa. Nous ne comptions pas y aller mais sommes très heureux de l’avoir ajouté à notre itinéraire. En deux jours, nous avons eu un bon aperçu et nous aurions facilement pu y passer une journée supplémentaire. D’autre part, nous avons décidé de ne pas faire le canyon de Colca par manque de temps et sur les conseils d’autrui qui nous ont dit que cela ne valait pas vraiment le détour.

PUNO

La ville de Puno est une étape classique pour passer vers la Bolivie le long du lac Titicaca, c’est également à partir de là que l’on peut faire les îles flottantes de Uros ou de Taquile. Il ne faut pas prévoir trop de temps à Puno car la ville est sale, bruyante et sans aucun intérêt. Nous avons fait un tour en bateau jusqu’aux îles flottantes d’Uros. _dsc0257Il faut être conscient que c’est un tour très touristique, mais qui selon nous vaut la peine d’y jeter un coup d’œil car on y découvre la culture locale sans perdre trop de temps (< ½ journée) et pour un prix modique (10 S. le bateau A/R et 5 S. l’entrée). Les îles étant assez nombreuses, on ne se marche pas dessus mais on a l’impression d’être dans un show.

 

Voilà déjà la fin de notre périple péruvien. Après trois semaines passées dans ce superbe pays, nous avons découvert beaucoup de lieux uniques de la culture Inca et estimons avoir fait l’essentiel.

 

>>>  PHOTOS <<<